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8) Considérer le mental comme chef d'orchestre renforce le mental

Vu tout ce qui précède, il paraît impérieux d'apprendre à mieux connaître le fonctionnement de nos pensées et à cesser de considérer notre mental comme maître des lieux. Persister à s'identifier à son mental, à croire en toutes nos pensées, consiste à renforcer tous les problèmes qu'il nous occasionne.

La difficulté, c'est que le mental, pour un humain, c'est un peu comme l'eau pour un poisson. Le poisson (s'il raisonnait comme l'humain) serait incapable d'imaginer qu'il puisse y avoir un milieu aérien, ou même le vide. Si on devait lui parler d'eau, il ignorerait tout simplement de quoi on lui parle. Nous n'avons en général pas conscience que nous baignons dans nos pensées, et que notre volonté, notre vrai moi, est indépendant de ces pensées. Il n'est donc pas possible de désirer prendre la distance d'avec son mental tant qu'on n'a pas pris conscience de son fonctionnement indépendant de notre volonté. Proposer de « quitter le mental » est dans ce cas un pur leurre. C'est comme de demander à quelqu'un d'être spontané ou de stresser moins, c'est le meilleur moyen d'obtenir l'inverse de ce qui est recherché.

Car lorsqu'on demande plus de spontanéité, on provoque un blocage et de la rigidité. Quand on décide de moins stresser, on se crée une pression en plus qui nous emprisonne encore plus dans le stress. Et donc décider d'arrêter de penser ou de freiner la production de pensées, est le meilleur moyen pour faire tourner fou la machine « pensée ».

Lorsque l'on croit qu'on va pouvoir gérer toutes nos émotions avec le mental, on ferme la possibilité à la conscience de s'éveiller et on s'empêche alors cet apprentissage.
Lorsque l'on croit que nos raisonnements, notre intelligence, notre objectivité cartésienne, vont nous aider à résoudre une bonne partie des problèmes que nous traversons; c'est un peu comme si nous tentions de résoudre le problème avec le problème.

Car, si notre rationalité veut trouver une solution humaine ou psychologique, par la rationalité, c'est elle-même qui constituera le problème.

On ne peut donc que s'enfoncer dans le problème tant qu'on en reste là.
Mais déjà accepter mentalement que le mental n'est pas la solution, est un fameux avantage, car c'est le mental qui, en général, nous rend si résistant à passer à autre chose.
Se distancier de son mental, arrêter de s'identifier à lui, s'arrêter même, le plus souvent, de le croire, permet de vivre plus harmonieusement.

Tant que nous nous fions totalement aux pensées automatiques qui génèrent nos émotions et comportements, via les conditionnement, habitudes, impulsions, et en suivant nos croyances; nous n'avons pas de réel pouvoir sur la direction que prend notre vie. Nous risquons fort que nos décisions, nos choix, ne soient qu'une illusion, que notre liberté ne soit qu'un leurre. Et cela, nous pouvons le vérifier au quotidien à chaque fois que nos choix, intentions et actions ne mènent pas là où nous voulions aller.

De plus, le surfonctionnement du mental rend plus difficile de prendre la distance avec lui pour lui redonner la fonction qui lui est due, et pour ne plus en être submergé,

Se forcer à contrôler les pensées ou à chercher à rester vigilant, consiste donc à stimuler les automatismes. La machine à penser a la capacité de monter le ton lorsqu'on essaie de la faire taire.
Il n'y a pas d'interrupteur pour mettre le mental hors circuit, et même s'il y en avait un, ce ne serait jamais le mental lui-même qui l'actionnerait.

Sans une montée en conscience nous n'avons pas réellement accès à notre libre arbitre,

Et la conscience est la part de nous-même qui est au-delà du corps, des émotions et du mental; une sorte de chef d'orchestre qui peut gérer le tout. Elle est le siège de notre véritable volonté.

Cependant, en observant les pensées et les émotions, en les écoutant, sans leur donner force de loi, et en apprenant à en tirer ce qui est nécessaire pour agir de manière sereine, sensée, bienveillante, créative, intuitive; nous ouvrons l'accès à un plus grand choix d'options et à une tout autre compréhension de la réalité, de manière à vivre avec plus d'harmonie et d'épanouissement.

En apaisant le mental, on s'offre alors la possibilité de s'ouvrir au cœur et à notre réelle empathie, ou à nos capacités créatives.
Nous pouvons alors concevoir notre rationalité comme un outil dont le rôle ne sera plus de gérer notre vie à notre place. Nous avons une conscience au-dessus de cet outil et c'est à elle à décider ce qu'il est bon de faire de toutes ces pensées.
Dès lors, remettre le mental à sa place, ne consiste pas à refuser d'utiliser son intelligence, mais consiste bien plus à ne l'utiliser que lorsqu'elle est utile.

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Gestion des pensées
Gestion des émotions

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Avant-Propos

Introduction

Première partie : Quand le mental et les émotions posent problème

1) Qu'appelle-t-on le mental ?
2) Que se cache-t-il derrière le concept d'émotion ?
3) Les automatismes de pensée
4) Croire les pensées et s'identifier au mental
5) Quel est le rapport entre le mental et les émotions ?
6) Incapacité à gérer les émotions sans que la conscience soit aux commandes
7) Pensées semi-conscientes = le plus gros frein pour se libérer de l'addiction
8) Considérer le mental comme chef d'orchestre renforce le mental

Deuxième partie : Éveil de la conscience

1) Observer
2) Repérer les émotions dysfonctionnelles – ne pas croire les pensées qui les accompagnent
3) Ne pas agir
4) Traverser
5) Lâcher prise
6) Parvenir à éviter le déclenchement de l'émotion
7) Changer nos films
8) Sortir des cercles vicieux
9) L'inversion psychologique
10) Nouvelles croyances – désidentification au mental
11) Déjouer certains pièges du mental - un pas vers l'humilité et l'honnêteté intellectuelle
12) Prendre de la hauteur – troisième dimension : additionner les poires et les pommes
13) Décalage entre la compréhension intellectuelle et la compréhension en conscience

Troisième partie : Moyens et techniques pour sortir du mental et apprendre à gérer le mental et les émotions

1) La méditation
2) La douleur / souffrance
3) Autres techniques

1. L' EFT
2. L'EMDR
3. Tipi

4. La Cohérence Cardiaque
5. L'écriture
6. L'expérience du riz
7. La Communication Non-Violente
8. La pensée positive via le carnet de gratitude
9. La psychothérapie de la parole
10. La méthode du tigre du Docteur Christian Tal Schaller
11. Ho'oponopono
12. Lectures

Plus loin que notre évolution personnelle

En complément

 

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