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Introduction

A la base, toutes nos pensées, quelle que soit leur origine, surviennent automatiquement, sans que nous n'ayons aucune prise sur le processus. Par l'apprentissage nos pensées peuvent être dirigées dans une situation de raisonnement ou si elles sont guidées de l'extérieur lors d'un cours, d'une émission télévisée, par la lecture, dans une conversation, par exemples. Quand elles ne sont pas cadrées dans un raisonnement ou via une activité extérieure, nous avons en général assez peu de pouvoir sur leur contenu. Nous pouvons tenter de les orienter vers certains contenus, ou parfois parvenir à nous éloigner momentanément de certains contenus, mais rarement plus.

Et en situation de stress, de préoccupation importante, et lors de la présence de certaines fortes émotions, il peut devenir impossible d'avoir le contrôle sur la situation.

Personne, dans l'enfance, ne peut prétendre avoir jamais reçu un enseignement pour apprendre à penser. Les mathématiques, la philosophie, les dissertations, par exemple, nous apprennent à réfléchir, à effectuer des raisonnements, chacun dans un cadre précis. Or la pensée n'est pas composée que de raisonnements. Elle est bien plus souvent occupée par des observations, mais surtout par des jugements et des croyances, des interprétations, voire parfois des ruminations, pensées obsessionnelles ou ritournelles.

La capacité à raisonner ne reflète en aucune manière celle de gérer correctement nos pensées. Pas plus que la capacité à donner de la voix ne garantit la capacité de parler avec un langage.

Pour la pensée, nous fonctionnons en général, bien plus en fonction de nos réflexes et de nos conditionnements qu'en fonction de nos intentions et de notre conscience.

Et nous avons presque tous une croyance semi-consciente que nous « contrôlons » nos pensées.
Nous n'avons en fait pas vraiment réfléchi à la question, ni de savoir d'où proviennent nos pensées, ni de savoir quelle est la part de nous qui les gère. Nous estimons, en quelque sorte, tout cela en de bonnes mains.

Pourtant, dans des cas précis comme par exemple une inquiétude importante, des obsessions diverses, nous sommes prêts à admettre que nous sommes dépassé, surmené. En réalité, la plupart du temps nous ne sommes même pas conscient que nous sommes en train de penser. Et ce n'est qu'au bout d'un long cheminement en général que nous prenons conscience du contenu de nos pensées par un travail de méditation ou similaire, ou lorsque soudain la situation du moment, nous fait changer de sujet de pensées, ou encore quand nos pensées nous mènent vers des émotions et des souffrances à répétitions.

Et c'est pareil pour les émotions. Bien que nous les contrôlions la plupart du temps, rares sont ceux qui ont appris à les gérer véritablement. Or, pensées et émotions fonctionnent de concert.

Le plus souvent, nous ne sommes pas conscients que nous ne choisissons pas nos pensées. Et, selon l'émotion du moment, ou son absence, nous sommes capables de penser soit blanc, soit noir, et changer nos opinions et nos choix, rien qu'en fonction de notre humeur. Nous croyons ou prétendons être objectif, rationnel, cartésien, logique, cohérent, conséquent, intègre... et nous sommes très souvent tout sauf cela.

Les pensées se répètent, se bousculent, nous entrainent dans des ruminations. Elles se mettent à tourner en roue libre, à vide, et nous mènent dans des dédales dont nous avons toutes les peines du monde à nous sortir. Elles nous engagent à nous construire des films - le plus souvent irréalistes - mais dans lesquels nous croyons ferme, au point parfois de nous amener à les vérifier, car ils influencent nos émotions et nos comportements, au point d'agir dans le sens de leur réalisation. Et il n'est pas rare que plus le temps passe, plus cela nous blesse.

Et plus ces scénarios finissent par se reproduire d'eux-mêmes, et nous devons alors vraiment nous battre pour tenir la tête hors de l'eau. Tout cela nourrit nos émotions négatives, quitte à les rendre ingérables elles aussi. Cela nous fait vivre de la souffrance, nous pollue le quotidien, réduit notre liberté de choix, peut nous pousser à des actes que nous regrettons ensuite, ou encore cela finit par se marquer sur le corps sous forme de symptômes que l'on dit psychosomatiques.

Si nous acceptons l'idée que notre système de pensées est une machine qui fonctionne sur pilote automatique la toute grande majorité du temps, et que nous fonctionnons implicitement de la sorte depuis l'enfance; il devient alors possible de comprendre qu'il est nécessaire de débrancher le pilote automatique pour reprendre les rennes de nos vies, et pour vivre réellement, en conscience.

Une fois qu'on a conscience que notre mental, malgré les pépites qu'il est capable de nous offrir, n'est jamais fiable en continu, on a la clé pour s'ouvrir à de nouveaux modes de fonctionnement et cheminer vers un plus grand épanouissement.
Car nous avons d'autres ressources mais avons trop souvent appris à les ignorer, voire même à les mépriser (par souci d'objectivité, de rationalité). Et elles sont pourtant bien plus fiables et bonnes conseillères. Ce sont : les émotions, les intuitions, l'inspiration, et les sentiments, les valeurs du cœur, ...

Il est donc important que nous atteignions un stade où nous devenons capable de nous regarder penser, de nous regarder ressentir, de nous regarder agir, pour en arriver à faire le choix de croire ou non à nos pensées, et de mettre en acte ou non le fruit de nos dérives imaginaires; ce qui implique aussi de reconnaître nos erreurs dans tout ce système.
C'est un apprentissage qu'on commence de plus en plus tôt dans la société actuelle, mais encore trop souvent après 40-50 ans. Idéalement, il serait préférable d'y être amené dès la plus tendre enfance.

 

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Gestion des pensées
Gestion des émotions

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Avant-Propos

Introduction

Première partie : Quand le mental et les émotions posent problème

1) Qu'appelle-t-on le mental ?
2) Que se cache-t-il derrière le concept d'émotion ?
3) Les automatismes de pensée
4) Croire les pensées et s'identifier au mental
5) Quel est le rapport entre le mental et les émotions ?
6) Incapacité à gérer les émotions sans que la conscience soit aux commandes
7) Pensées semi-conscientes = le plus gros frein pour se libérer de l'addiction
8) Considérer le mental comme chef d'orchestre renforce le mental

Deuxième partie : Éveil de la conscience

1) Observer
2) Repérer les émotions dysfonctionnelles – ne pas croire les pensées qui les accompagnent
3) Ne pas agir
4) Traverser
5) Lâcher prise
6) Parvenir à éviter le déclenchement de l'émotion
7) Changer nos films
8) Sortir des cercles vicieux
9) L'inversion psychologique
10) Nouvelles croyances – désidentification au mental
11) Déjouer certains pièges du mental - un pas vers l'humilité et l'honnêteté intellectuelle
12) Prendre de la hauteur – troisième dimension : additionner les poires et les pommes
13) Décalage entre la compréhension intellectuelle et la compréhension en conscience

Troisième partie : Moyens et techniques pour sortir du mental et apprendre à gérer le mental et les émotions

1) La méditation
2) La douleur / souffrance
3) Autres techniques

1. L' EFT
2. L'EMDR
3. Tipi

4. La Cohérence Cardiaque
5. L'écriture
6. L'expérience du riz
7. La Communication Non-Violente
8. La pensée positive via le carnet de gratitude
9. La psychothérapie de la parole
10. La méthode du tigre du Docteur Christian Tal Schaller
11. Ho'oponopono
12. Lectures

Plus loin que notre évolution personnelle

En complément

 

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