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UN AUTRE REGARD SUR LA DEMENCE
ET SUR LA PRESERVATION DE LA JEUNESSE

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3) Les habitudes

a- les limiter

D’une certaine manière, en dehors de nos habitudes et obligations, et de certains choix de vie importants, la vie va nous amener à vivre quasi tout au hasard ou dans la répétition de ce que nous avons toujours fait. Et même s’il est bon en général de suivre le courant sans trop résister à ce que la vie nous apporte, il est important de le faire en conscience.
Nos choix de vie importants sont relativement rares : profession, couple, amitiés, logement, loisirs, vacances.
A l'inverse notre quotidien peut être la source de choix continus si nous arrêtons de nous fier systématiquement à nos habitudes et aux influences extérieures. Et c'est à ce niveau-là que nous avons la possibilité de revenir au présent, et d'éduquer nos pensées.

Lorsque ces choix sont fait par conditionnement, par habitude ou par facilité, par obéissance, ou pour nous conformer (bien souvent inconsciemment) à une pression sociale, ou lorsque certains de ces choix ne nous conviennent pas ou plus ; et que nous continuons à foncer tête baissée en nous plaignant parfois ou en mettant l’origine de nos problèmes sur les autres, plutôt qu’en réorientant nos choix ; nous préparons déjà le terrain vers une baisse de prise sur les événements, vers une baisse de présence, vers une baisse de mémoire, vers une baisse de conscience, vers une baisse d’autonomie mentale.

Et parmi tous ces choix, ceux qui influenceront le plus le processus sont liés à notre gestion du temps : mettre des priorités, de manière à ne jamais nous laisser dépasser (ou le moins possible) par tout ce que nous entreprenons ou sommes forcés de faire. Si nous ne parvenons pas à gérer notre temps de manière à garder une forme de sérénité, nous n'aurons d'office pas la possibilité de revenir au présent et de parvenir à faire des choix conscients. Et à l'inverse, l'inoccupation consiste à ne pas avoir assez de stimuli pour notre cerveau. C'est donc un juste équilibre qu'il faut tenter d'atteindre. Et ceci est d'autant plus important, à l'heure actuelle, que nous vivons de plus en plus connectés vers l'extérieur et de manière virtuelle, et cela nous déconnecte de nous-même.

b- changer les habitudes - apprendre à quitter notre zone de confort

Nous ne pouvons pas vivre sans routine, sans habitudes. Mais il est essentiel pour se maintenir en forme mentale, d’en changer régulièrement. Bien sûr, certaines routines ne peuvent être réellement abandonnées. Une fois que l’on sait bien conduire une voiture, toutes les routines de conduite restent bonnes, même lorsque la volonté diminue.
Par contre la manière de gérer notre quotidien peut être modifiée quasi à volonté. Nos horaires, l'ordre de nos activités, le détail de leur contenu, la vitesse à laquelle nous agissons, les mots que nous choisissons pour nous exprimer, la manière dont nous écrivons, ce que nous mangeons, les vêtements que nous portons, les routes que nous empruntons pour nous déplacer, notre maintien, ce que nous regardons, les programmes que nous utilisons sur la tablette, l'ordinateur ou le smartphone, ... Et c'est sans compter les nouveautés ou les changements que nous pouvons apporter dans le choix de nos activités, de nos lieux de vacances, de nos centres d'intérêts, de nos apprentissages, de nos relations et connaissances, etc.

Tout, il faut pouvoir tout remettre en question, tout pouvoir changer (ou presque). La fidélité à certaines choses et dans certaines relations me paraît essentielle, mais la plupart de nos attitudes, comportements et activités dans notre vie peut fluctuer avec le temps, même nos goûts et nos références culturelles, même nos croyances.

D’une certaine manière l’idée serait de tenter de ne jamais perdre notre goût à sortir de notre zone de confort, tant psychique que matérielle.

Voici certaines attitudes mentales à privilégier : l’auto-discipline, la curiosité, l'écoute (dans le sens de laisser plus de place à l'autre qu'à soi-même dans le dialogue), le goût à apprendre.

A l'inverse voici quelques tendances à éviter : la paresse intellectuelle et la paresse en général (ne pas se forcer trop non plus, pour ne pas se démotiver, se dégoûter de nos actions entreprises), l’inaction durable (si elle ne nous est pas imposée par la santé ou des facteurs extérieurs), la soumission (garder le plus d’autonomie mentale possible, même lorsque l’on est soumis à une autorité, ou dépendant), les comportements casaniers, les comportements de désintérêt.

Je pense que les gens qui vivent des changements réguliers et importants dans la vie, sont avantagés devant la vieillesse, tant que ces changements ne sont pas vécus de manière traumatique. Car comme nous l’avons vu, stress et traumatismes sont les ennemis d’une bonne gestion du mental.

Concrètement cela peut prendre les formes suivantes par exemple :
Déménager régulièrement - ne fut-ce que changer les meubles de place - voyager, pratiquer différentes langues, lire beaucoup, étudier, déloger régulièrement dans de nouveaux lieux, changer de travail régulièrement (pas forcément de profession), et vivre une vie très stimulante intellectuellement : tous ces facteurs pourraient bien, par essence, être des facteurs d’évitement des maladies de mémoire tant qu’ils sont vécus de manière volontaire (que ce soient nos choix ou que nous les acceptions comme tels s’ils nous sont imposés), et qu’ils soient bien gérés. Car si nous sommes dépassés par tous ces changements, ils ne feront qu’accélérer le processus de vieillissement de notre mental.

Apprendre, ou réapprendre à être bousculés dans nos habitudes, à suivre le courant des événements plutôt que de forcer à suivre le programme malgré les imprévus. Aimer justement improviser, aimer les nouveautés, et les rechercher.

Pour ceux qui atteignent l'âge de la retraite, profitez de ce changement pour faire de nouvelles choses tout en évitant les routines, mais sans vous forcer. Ne dépassez pas vos limites d'insécurité, sinon vous ferez le mouvement inverse de vous recroquevillez ensuite sur vous-même par réaction pour vous protéger d'avoir été trop loin.

Je pense qu’il faut pouvoir garder les meilleures de nos habitudes, mais je pense qu’il est plus important de changer d’habitudes le plus souvent possible, et de pouvoir adopter de nouvelles bonnes habitudes qui peuvent remplacer d’autres qui étaient déjà bonnes. Le choix de l'innovation ou du changement est à faire de multiples fois au quotidien à propos de nos plus petites actions et décisions.

c- le retour au moment présent

Revenir le plus souvent au moment présent en nous reconnectant à notre conscience, à notre volonté, à notre possibilité de faire de réels choix (non automatiques, non dictées par le programme de nos pensées), et à nous connecter au tout, à quelque chose de transcendant si nous avons des croyances en ce sens. Cela peut paraître ennuyeux à la base et pourtant c'est l'unique moyen d'avoir rendez-vous avec nous-même. Plus nous serons capable de vivre ces moments de présence, plus longtemps nous resterons aux commandes du navire de notre vie.

d- se libérer des addictions

Cela passe aussi par la libération de nos addictions. Ce sont non seulement des habitudes, mais elles ont de surcroît le pouvoir de nous forcer à poser des actes qui vont contre nos réels désirs et besoins. Cela semble évident à comprendre pour l'alcool, et toute substance altérant le niveau de conscience, mais il existe bien d'autres addictions, pour certaines, moins visibles et pourtant néfastes, comme la cigarette, les addictions alimentaires (café, besoin de grignoter, de manger sucré, ...) le sexe ou même simplement le besoin de séduire, le shopping ou la consommation à outrance, ou tous les autres petits plaisirs que l'on s'offre au quotidien et desquels finalement on n'arrive plus à se passer. Et puis surtout, tout ce qui nous connecte virtuellement aux autres, tout ce qui nous donne une pseudo reconnaissance, tout ce qui nous inonde de superficialité, tout ce qui éveille nos curiosités malsaines ou nos pulsions, et cela aux travers de nos appareils connectés : ordinateurs ou tablettes, GSM ou smartphone, télévision, ....
Tous ces programmes, jeux, émissions, réseaux sociaux, .... qui vampirisent notre temps et surtout notre cerveau et qui imperceptiblement prennent de plus en plus de place dans notre vie, et finissent par nous empêcher de nous consacrer à ce qui nous tient à cœur, et même tout simplement par nous empêcher de prendre le temps de faire le point pour décider de ce qui est prioritaire dans nos vie. Rem : les jeux vidéos par exemple, sont pour la plupart conçus dans le but même de créer l'addiction. Une fois celle-ci créée, on clique automatiquement pour redémarrer une nouvelle partie, une fois la précédente terminée, sans même avoir pris conscience de notre désir ou non de poursuivre; cet automatisme n'étant pas étranger à l'addiction.

 

 

 

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