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3/ L'impossibilité de lâcher prise pour se protéger, et le sentiment de perte à l'arrivée du lâcher prise
  • Lorsqu'il y a blessure, ou traumatisme, le corps - en plus d'effectuer un travail de guérison (ou pas) - entame un processus prioritaire d'adaptation pour se prémunir d'une nouvelle blessure, pour se protéger. D'une certaine manière il va se blinder pour parer à une nouvelle situation similaire.
    Lorsqu'il s'agit de retourner guérir une vieille blessure mal cicatrisée, il va donc falloir également travailler pour se libérer de la peur de rouvrir la plaie, afin de retrouver les performances d'avant la blessure.
  • De plus, lors de traumatismes, causés par une source extérieure à la personne, il y a deux niveaux à prendre en compte à la blessure, qu'elle soit psychologique ou physique. D'une part il y a le traumatisme composé de la blessure et des émotions qui l'ont accompagnées et qui continue à avoir un impact dans la durée. D'autre part il y l'aspect injuste de la situation dans les cas où le traumatisme a été provoqué par une source humaine et que la responsabilité n'a pas été reconnue, qu'il n'y a pas de regrets exprimés, qu'il n'y a pas d'excuses. Et ce deuxième aspect peut s'aggraver avec le temps.
    Un mécanisme se met alors en place : les émotions liées au traumatisme persistent, surtout car elles « justifient » ce qui s'est passé. Et cela provoque un blocage qui empêche de dépasser le problème et d'en guérir et empêche l'énergie de circuler dans le corps.

    Cependant, cette situation de blocage est, la plupart du temps, vécue inconsciemment. Or, au niveau conscient, on se croit souvent dans le registre du lâcher prise, alors que les symptômes du corps évoquent le contraire; ce qui provoque un sentiment d'impuissance important, vu que rien ne peut aider à guérir dans ce cas.

    Comment peut-on alors en devenir conscient?
    Un exercice-test très efficace :
    S'imaginer dans la situation d'être complètement guéri : ni douleur, ni symptôme, ni même preuves de problèmes anciens, sans plus aucune restriction à vivre pleinement, et se trouver devant la (ou les) personne(s) qui a (ont) causé nos problèmes de santé, qui nous dit que puisque nous sommes en pleine santé, elle a raison quand elle prétend ne pas être du tout responsable des problèmes qui sont survenus.
    Est-ce supportable d'être confronté à cette personne de la sorte? Si la réponse est non, c'est qu'on reste accroché au problème et à la recherche de reconnaissance de la part de ceux qui l'ont causé.

    Et cela est d'autant plus difficile à vivre que si on est dans le déni de cette situation, persuadé qu'on est dans le lâcher prise, cela exige une quantité énorme d'énergie pour maintenir toutes les émotions liées au problème, et cela se manifeste forcément au niveau des douleurs ou symptômes.

    Dans ce cas, le tapping peut être vraiment très efficace pour débloquer la situation. Il est important de pouvoir mettre une image, faire correspondre la responsabilité à une personne bien précise, ou un groupe de personnes.
    Il existe cependant le risque de se blâmer soi-même. Il vaut mieux orienter alors le travail sur la personne que l'on considère la plus responsable après soi.
    C'est ce qu'on appelle une technique de nettoyage en EFT.

    Le tapping orienté sur ce sujet va probablement automatiquement faire remonter des émotions, et cela va permettre d'exprimer la colère ressentie. Et il est important de créer un cadre de sécurité pour exprimer cela (insonorisé si nécessaire), et se donner la possibilité d'exprimer la violence qui l'accompagne de manière sécurisante. Cela a un effet catharsique important et relance le processus de guérison.
    Cette colère reconnue et exprimée permet donc le lâcher prise.

    Si le déni est vraiment trop fort, il existe un moyen pour faciliter l'accès aux émotions. Se mettre en situation imaginaire de relater publiquement ce qui nous est arrivé, en expliquant clairement tous les aspects injustes, en exprimant les choses de manière à toucher le public (lui tirer des larmes), et pour ce faire, être aussi soi-même le public au niveau du ressenti. C'est une voie royale pour mener au lâcher prise.

    Commencer alors le tapping, en s'imaginant en face de la personne responsable de « tous nos maux », et lui exprimer tous nos griefs en tapotant.

    C'est le lâcher prise par rapport au sentiment de déni qui permet de dépasser le problème et guérir. Et cela mène plus loin que la guérison, car cela est source d'une transformation plus profonde, d'une évolution de type spirituel. La guérison s'accompagne alors d'un grand sentiment de liberté, de légèreté, par rapport aux vécus antérieurs.

Cependant, il restera probablement une étape à franchir. Car une fois libéré de l'attachement au problème, un sentiment de perte important va prendre la place. Car quand on arrive enfin vers la guérison, qu'on lâche prise face aux causes qui en ont été à la source, apparaît alors tout ce qui a été perdu pendant tout le temps où la problématique a été vécue. Tout ce qui n'a pas pu être vécu, réalisé, tout ce qui ne pourra plus jamais être vécu et réalisé, nous saute alors à la figure.
Cette conscience va éveiller une grande tristesse, liée elle aussi à son lot de colère.
Il sera nécessaire de faire aussi de l'EFT sur cet aspect pour s'en libérer.

Il se peut que le vécu corresponde au fait qu'on se soit perdu soi-même en cours de route. Et c'est soi-même qui doit le reconnaître. Travailler là-dessus.

Quand l'image de la personne responsable de « tous nos maux » ne nous touche plus de la même manière, qu'elle perd de l'importance à nos yeux, c'est que cette partie du problème est en train de perdre son emprise sur nous, et toute l'énergie qui était absorbée par cette emprise va nous être rendue d'une certaine manière. Nous reprenons la barre de notre propre vie.

4/ Les Bénéfices secondaires : quand la maladie nous arrange bien

Il se peut que la maladie ait une raison d'être particulière : celle de nous éviter une ou des situations qui ne nous conviennent pas.
Quand on demande à quelqu'un qui souffre d'une maladie, d'une douleur chronique, comment serait sa vie si tout allait bien : ce serait, a priori, merveilleux. Pourtant, certains y voient un problème : ils devraient se remettre au travail, à un travail qu'ils ne supportent pas. Ou ils devraient reprendre des responsabilités, des engagements, des charges dont ils sont dispensés tant que leur santé fait défaut. Ou encore cela les empêcherait de faire ce qui est bon pour eux, ce qui leur plaît.
Quand on est malade, on peut mettre plein de choses sur le dos de la maladie. On peut se cacher derrière la maladie. Elle peut servir à nous protéger. Sans la maladie, on ne peut plus être soi-même, on ne peut plus faire des choses pour soi, sans se sentir coupable, on ne peut plus l'utiliser comme excuse.
Il est alors indispensable de travailler sur cet aspect avant de travailler sur le moindre symptôme.
Car la présence de la maladie, du symptôme, est vraiment liée à des couches d'identité très profondes et l'EFT peut vraiment libérer des choses à ce niveau.
Cependant, il est important de travailler d'abord sur la douleur avant de commencer.

5/ Le conflit interne

Le problème de santé, la douleur, la maladie, le symptôme, peuvent être la résultante d'un conflit interne. Un conflit interne surgit, en général, quand ce que nous sommes, ce que nous voulons, ce que nous savons, ce que nous faisons à propos de nous-même, etc., est en conflit avec ce que une ou plusieurs personnes se représentent à notre sujet. Le conflit se joue donc, à l'intérieur, avec notre besoin ou désir, et ce que nous pensons être le besoin ou désir d'autres personnes à notre égard.
Cela nécessite ici aussi d'effectuer un travail de tapping pour notre besoin de reconnaissance ou d'approbation, et sur le lâcher prise par rapport à cette situation.
En métaphore, on peut, pour s'aider, s'imaginer se débrancher des autres, pour se brancher à soi-même.
L'objectif est alors d'être qui on est, tout en laissant les autres être qui ils sont.
Souvent ce besoin d'approbation vient de l'enfance, et ce qui était nécessaire dans l'enfance ne l'est plus à l'âge adulte. Cela permet de retrouver une forme de liberté, de réapprendre à faire confiance à notre corps.

6/ La Culpabilité

La douleur peut être une sorte de punition que l'on s'inflige, si on sait qu'on a fait souffrir quelqu'un. C'est en général inconscient. Nous avons tous notre dose de culpabilité à propos de fautes que nous avons commises. Et, si nous n'en avons plus conscience, cela peut s'accumuler.
On peut travailler sur l'ensemble du sentiment, peu importe les raisons qui en sont à l'origine. De la même manière, il est possible de travailler tant à partir du sentiment de culpabilité que de la douleur.
On peut également faire un exercice de visualisation, en imaginant une pile de faits que nous regrettons, en mettant le pire au-dessus, et tenter d'en imaginer la hauteur, la largeur, et même l'odeur.
Il se peut que la pile augmente en taille et en hauteur pendant le travail. C'est le signe que le travail fait de l'effet.
Il faut persévérer sur ce travail jusqu'à ce que la pile descende significativement.
Dans le cas où l'intensité, la taille de la pile, ne baisse pas, il est nécessaire de chercher s'il n'y a pas un autre aspect en jeu, ou de se faire aider.
Il est important, avant de terminer le travail sur cet aspect, de se pardonner pour parvenir à se libérer de la culpabilité.

Le site du Tapping World Summit :
http://www.thetappingsolution.com/

 

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